Hydrotomie percutanée : l’injection d’eau de mer comme technique de soin alternative

Qu’est-ce que l’hydrotomie percutanée ?

En France, le soin à l’eau de Quinton est autorisé seulement par voie orale, sous forme d’ampoules à avaler et avec la prescription d’un médecin. L’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) a en effet interdit l’injection d’eau de Quinton, sauf si la technique utilisée est l’hydrotomie percutanée.

L’hydrotomie percutanée est une technique de soin qui consiste à injecter de l’eau de Quinton isotonique au patient par voie intradermique ou sous-cutanée. Il s’agit d’une technique reconnue par les divers organismes de santé et qui a déjà fait ses preuves. En France, elle est promue par l’Association Internationale d’Hydrotomie Percutanée (A.I.H.P), présidée par le Dr Bernard Guez, qui a pour objectif de faciliter la mise en relation des patients et des praticiens formés à cette technique particulière.

Que soigne l’hydrotomie percutanée à l’eau de mer ?

La principale application de cette technique de soin est le soulagement des douleurs articulaires et du dos. En effet, cette technique permet de régénérer les disques vertébraux et de soulager les douleurs liées à l’arthrose au niveau des articulations (genoux, hanches, etc.)

De nombreux témoignages de patients ont montré que l’hydrotomie percutanée était réellement efficace pour soulager ce type de douleur et que l’effet était plutôt rapide (quelques jours après la première séance seulement).

L’arthrose au genou et la hernie discale sont les deux problèmes pour lesquels on prescrit le plus l’hydrotomie percutanée. Dans le cas de l’hernie discale, l’objectif est de permettre au disque, ce coussinet naturel situé entre les vertèbres, de se regonfler en se gorgeant d’eau. Cela a pour effet de lui redonner une taille « normale » et ainsi de faire disparaitre l’hernie.

On utilise également cette technique dans le traitement de divers autres types de problèmes, comme par exemple :

  • les migraines
  • les douleurs aux tempes ou aux mâchoires
  • les acouphènes
  • le mal de dos
  • les névralgies et sciatiques
  • le stress
  • l’anxiété
  • la dépression légère
  • les maladies du côlon comme la colite ou la maladie de Croh
  • les inflammations comme la rhinite, la sinusite, la bronchite…

Enfin, on peut l’utiliser pour traiter des problèmes plus superficiels comme la cellulite ou la chute des cheveux.

Quelle est la différence entre mésochélation, mésoperfusion et mésovaccination ?

La pratique de l’hydrotomie percutanée se divise en 3 techniques :

  • La mésochélation : cette branche de l’hydrotomie percutanée correspond à l’injection d’eau de mer couplée à l’utilisation de l’EDTA (Éthyl-Diamino-Tétra-Acétique). C’est la technique à privilégier pour soulager les cas d’arthroses ou autres types de lésions dégénératives de l’os (ostéocondrite, ostéoporose…). Pour faire simple, cette technique consiste à ioniser le calcium, permettant de limiter la destruction de l’os. Grâce à l’action de cette technique, l’os est à la fois hydraté, nourri et détoxifié, et la micro-circulation est stimulée.
  • La mésoperfusion : cette technique correspond à une perfusion par voie sous-cutanée, par opposition aux perfusions classiques intraveineuses. Elle se base sur le Méso-Kit-Perfuseur (appelé couramment « pieuvre ») qui fut développé par le Docteur Jacques Strouk, pharmacien biologiste à Marseille, et par le Docteur Bernard Guez à Nice. Elle permet d’agir sur une zone de lésion très localisée, sans aucun effet secondaire sur le reste du corps (appareil gastrique, foie, neurones…), contrairement aux médicaments voués au même effet. C’est l’une des techniques de l’hydrotomie percutanée qui possède le plus d’applications : on la voit en effet comme une solution d’avenir pour de nombreuses pathologies très difficiles à soigner, comme la maladie de Crohn, l’arthrose évolutive, la dégénérescence vasculaire ou encore dans le domaine de la chirurgie esthétique, pour chasser la cellulite par exemple.
  • La mésovaccination : cette dernière technique permet de lutter contre le dérèglement immunologique induit par les pathologies inflammatoires en stimulant et rétablissant la muqueuse immunologique. C’est la technique qui est privilégiée pour tout ce qui est infections et inflammations : rhinites, asthme, angines, gastrites ou encore colites.

Quels sont les risques et contre-indications ?

L’hydrotomie percutanée ne comporte pas de danger particulier, mis à part une infection locale potentielle, comme lors de toute injection d’une substance dans l’organisme. En revanche, il est possible de ressentir après la séance des tremblements et d’avoir un peu de fièvre, ou qu’un oedème se forme en réaction : rassurez-vous, ces symptômes disparaissent rapidement.

Certains types de personnes, dont le traitement à l’eau de Quinton est contre-indiqué, doivent prendre des précautions particulières s’ils souhaitent avoir recours à l’hydrotomie percutanée, notamment les personnes très âgées, les personnes souffrant d’hypertension ou suivant un régime sans sel, les personnes atteintes d’insuffisance rénale ou encore les femmes enceintes.

Si la technique est a priori sans risques, quelques réserves doivent néanmoins ici être émises :

  • peu d’études scientifiques « sérieuses » prouvant l’efficacité de cette technique existent, ou alors elles n’ont pas fait l’objet d’une relecture par des pairs « neutres »
  • aucun essai clinique n’a été réalisé, à ma connaissance
  • les effets secondaires ne sont pas strictement nuls : des rougeurs, ou des gonflements peuvent apparaitre après les séances. Même si cela parait bénin, il est dommage que le site de la S.I.H.P, par exemple, n’en fasse pas mention
  • est-on certain que l’injection pénètre bien en profondeur ? Si on prend les disques intervertébraux, par exemple, le chemin depuis l’épiderme est très long… Une réponse scientifique claire sur le sujet mériterait d’être apportée

Où et comment trouver un praticien ?

Tout d’abord, sachez qu’il est possible de réaliser ses injections soi-même en achetant des bouteilles d’eau de Quinton isotonique, de préférence en verre blanc stérile, comme ici, et des seringues avec aiguilles pour injections sous cutanées (disponibles en vente libre en pharmacie). La seringue doit être insérée dans la périphérie des têtes osseuses concernées. 

ACHETER DU QUINTON INJECTABLE EN LIGNE

Cependant, afin d’écarter tout risque, je vous conseille de prendre rendez-vous avec un praticien qualifié dans l’hydrotomie percutanée, plutôt que de réaliser les piqûres vous-même.

Les praticiens agréés en France sont réunis sous l’égide de la Société Internationale d’Hydrotomie Percutanée (SIHP). La liste des praticiens par régions est donc disponible sur son site internet.

Le choix d’un professionnel pratiquant cette technique n’est donc pas difficile puisqu’il s’agit d’un choix sur critères géographiques (Lille, Paris, Marseille, Montpellier, etc). Vous pouvez cependant affiner votre choix en optant pour un praticien ayant signé la Charte de Qualité et de bonne pratique des membres de la SIHP, ce qui est signalé par une astérisque.

Pour chaque docteur, infirmière ou encore chirurgien-dentiste présent dans la liste, vous avez un numéro de téléphone disponible : il est donc possible de le contacter au préalable pour être certain qu’il sera en mesure de traiter votre problème.

Quel est le prix d’une séance ?

Le tarif d’une consultation varie selon les praticiens (médecins ou infirmiers) et de la technique employée (injection ou perfusion), mais il se situe généralement dans une fourchette allant de 30 € à 80 €.

L’hydrotomie est-elle prise en charge par la Sécurité Sociale ?

Attention, l’hydrotomie percutanée n’entre pas dans le cadre des techniques de soin réglementées et, à ce titre, n’est pas éligible à un remboursement par la Sécurité Sociale.

Mon avis sur cette technique

Malgré les quelques réserves émises ci-dessus, l’hydrotomie percutanée présente selon moi beaucoup d’avantages, à partir du moment où elle est réalisée dans le cabinet d’un praticien de confiance. Voici les 3 raisons principales pour lesquelles je vous la conseille :

  • pas (ou très peu) d’effets secondaires : il s’agit d’une méthode sans réel effet secondaire, contrairement aux traitements médicamenteux. Les injections contiennent uniquement une solution saline physiologique, associée ou non à d’autres molécules. Pas d’antalgique. Pas d’anti-inflammatoire. Pas de cortisone.
  • des résultats rapides : les patients témoignent généralement d’une qualité de vie retrouvée au bout de 4 semaines, en moyenne. Certains voient même des progrès dès la première séance. Ils retrouvent par exemple le plaisir de jardiner, de faire du sport, ou simplement de rester debout sans douleurs. Les témoignages montrent des résultats concrets et durables.
  • une action sur les causes et non sur les symptômes : avec l’hydrotomie percutanée, le symptôme est uniquement le guide. On ne traite pas le symptôme mais bien la cause de la douleur. L’injection se fait sur le plan local, dans le but de nourrir et de régénérer les tissus articulaires.

Bien entendu, cette méthode peut fonctionner pour un individu et non pour l’autre. Au vu de l’étendue minimale des risques, le mieux reste donc de tester !

Sources :

http://www.hydrotomiepercutanee.com/
https://comprendresondos.fr/2018/08/08/hydrotomie-percutanee-analyse/
https://lauraazenard.fr/2017/07/06/lhydrotomie-percutanee-de-quinton/